Message
par ulysse » 03 sept. 2009, 08:31
L'avertissement est bien pris au sérieux et je repense à cette histoire :
Un matin le khalife d'une grande ville vit accourir son premier vizir dans un état de vive agitation. Il demanda les raisons de cette apparente inquiétude et le vizir lui dit :
-"Je t'en supplie, laisse moi quitter la ville aujourd'hui même...Ce matin en traversant la place pour venir au palais, je me suis senti heurté à l'épaule. Je me retournai et je vis la mort qui me regardait fixement. Elle est ici, et elle me regardait pour me faire peur. Car elle me cherche, j'en suis sûr. laisse moi quitter la ville à l'instant même. Je prendrais mon meilleur cheval et je peux arriver ce soir à Samarkand."
Le khalife qui avait de l'affection pour son vizir, le laissa partir.
Plus tard, le khalife décida de se déguiser, comme il le faisait quelquefois, et de sortir de son palais. Il se rendit seul sur la grande place du marché, chercha la mort des yeux et l'aperçut, il l'a reconnut. Il s'agissait bien de la mort, haute et maigre, de noir habillée, le visage à demi dissimulée sous une écharpe de coton rouge. Le khalife se dirigea vers elle et l'aborda.
-" J'ai une question à te poser " lui dit le khalife après les salutations respectueuses d'usage; "Mon premier vizir est un homme encore jeune, en pleine santé, efficace et probablement honnête. Pourquoi ce matin, alors qu'il venait au palais, l'as-tu heurté et effrayé ? Pourquoi l'as-tu regardé d'un air menaçant ?"
-" Je ne voulais pas l'effrayer. Je ne l'ai pas regardé d'un air menaçant. Simplement, quand nous nous sommes heurtés par hasard dans la foule et que je l'ai reconnu, je n'ai pas pu cacher mon étonnement, qu'il a du prendre pour une menace."
-"Pourquoi cet étonnement ?" demanda le khalife.
-"Parce que, répondit la mort, je ne m'attendais pas à le voir ici. J'ai rendez-vous avec lui ce soir à Samarkand.
Al-badian, sinon ok pour le vendredi 18