Aux origines de l’I.T.G. : Caraggi & Dommerl

6 septembre 2021 par Kazz → Atlas, Société

La douane d’Ebersburg, royaume de Marn

L’International Trade Guild (I.T.G.) a pour légendaire origine l’association entre les marchands evrianders Gwido Carragi et Han Dommerl.

Gwido Carragi était un hobbit né en 4706 d’une famille pauvre (cela arrive même chez les hobbits) dans un village près de Naeven en Evriand. Le père Carragi était réputé pour sa paresse qui lui avait laissé amplement le temps de faire sept enfants, dont Gwido était le sixième.
La province de Naeven se trouvait alors fort prospère (elle l’est toujours) ce qui rendait par contraste la gêne familiale fort difficile à accepter pour le jeune Gwido. Ce dernier, d’une nature imaginative et ambitieuse, regimbait devant les carrières d’aide-jardinier, palefrenier  occasionnel, ou  ramasseur de betteraves, auxquelles sa famille paraissait le destiner. Il résolut très tôt de cesser d’incarner une bouche à nourrir pour ses parents et d’apprendre à faire de l’argent. Il décida à cet effet de partir pour Zevjapuhr, coeur du commerce mondial, où son ascendance paternelle conservait quelques attaches. Il y trouva un aimable vieil oncle qui travaillait dans le négoce du coton et qui, convaincu des dispositions de son audacieux neveu, lui obtint une place de commis chez son propre patron, le sieur Abrulmazar Maxxiado. Grâce aux bienveillants soutiens et conseils de son oncle, Gwido s’instruisit rapidement des usages et pratiques du commerce. Mais il saisit aussi l’occasion qui lui était offerte par son séjour dans la perle du monde de se cultiver en recevant toutes sortes d’enseignements de sciences ou d’humanités qui abondent à Zevjapuhr.

Le jeune hobbit devint bientôt un apprenti vif et consciencieux à la grande satisfaction de son patron qui en fit son bras droit, poussant même la confiance jusqu’à l’autoriser à l’appeler par son prénom. Cette confiance et la satisfaction l’ayant suscitée disparurent du jour au lendemain lorsque Gwido eut accumulé assez de fonds pour ouvrir sa propre maison de négoce avec l’appui de banquiers et de quelques clients de son désormais ancien employeur. Maxiaddo ne l’entendit pas de cette oreille ; avec cet acharnement qu’ont en partage les professionnels floués et les amoureux éconduits, il lui s’ingénia à lui causer toutes les avanies possibles : dénigrements, menaces, procès, coups bas, l’entière panoplie de la vengeance commerciale y passa. Gwido n’en fut guère impressionné mais jugea qu’il aurait de meilleurs profits à escompter en changeant d’endroit et de domaine ; il investit donc dans les négoces de vins du Sablern à destination de cet Evriand qu’il connaissait bien et en retour de blé evriander à destination de Zevjapuhr et par-delà en Vizan.

Cependant l’ouest connaissait une période difficile où les seigneurs locaux ne cessaient de se disputer entre voisins, ce qui nuisait au commerce en général et aux infrastructures civiles en particulier. Châteaux et hommes d’armes absorbaient toutes les pensées et tout l’argent des belliqueux gentilhommes tandis que personne ne se préoccupait des routes et ponts traversant leurs terres. A quoi le grand-duc Seren d’Evriand, que ses détracteurs surnommaient l’endormi, ne faisait pas grand-chose pour remédier.
Gwido s’agaça de voir ses chariots bloqués ici par une route défoncée, là par un pont aux mains de soudards en quête d’un complément de solde, un peu partout par des exigences de participer financièrement à divers règlements de comptes féodaux. Ces conflits rendaient pratiquement impossible de se rendre en sécurité en Crygellan où sont élevés et vendus les avenins, race de chevaux exceptionnellement forts et endurants, ce qui contrariait particulièrement Gwido qui comptait beaucoup sur ces animaux pour réduire ses coûts de transport et ainsi supplanter ses concurrents.

Cette déplorable situation lui inspira une idée géniale : il proposa aux belligérants d’entretenir à ses frais et à leur place les grandes routes qui traversaient leurs terres ainsi que leurs ouvrages d’art. Non seulement ils seraient déchargés de ce coût mais en plus ils obtiendraient une route parfaitement entretenue, ce qui ne pourrait qu’avantager leurs manoeuvres militaires mais aussi leur fief et par contrecoup leurs recettes fiscales. La contrepartie consistait à ce que ces seigneurs s’abstiennent d’endommager ces routes même sur les terres de leurs ennemis et d’attaquer ou d’entraver la progression des caravanes du sieur Carragi ou de ses associés ou commandités 1. Gwido passa l’année 4726 à faire la tournée des seigneurs d’Evriand et de l’ouest (Kohrland, Miribar, Marn, Havener, Ithylian, Wejlar etc…) qui tous acceptèrent avec empressement sa proposition ; les contrats correspondants furent dûment signés, scellés et enregistrés.
Le seul problème, pas mince, restait que Gwido ne possédait pas le centième des fonds nécessaires aux travaux de réparation et entretien auxquels il s’était engagé, travaux qu’alourdissait l’état déplorable des voies après plusieurs années de toutes sortes de conflits. Il lui fallait donc des associés ou des financiers. Or Gwido se savait sans doute génial mais assurément méconnu des maîtres de la finance. Il sollicita donc une audience auprès du duc Seren dans l’espérance d’obtenir son appui et attendit vainement jusqu’en Aquarius 5226 ; cependant le chancelier Brunwel Norhome accepta ce mois-là de l’écouter et de le laisser tenter de convaincre l’Université Ducale et la Guilde Centrale des marchands d’Evriand 2.

L’audience à la Ducale s’avéra prometteuse. Les universitaires assurèrent à Gwido qu’ils pouvaient lui fournir et au besoin former les ingénieurs et techniciens capables de remettre en état et d’entretenir ensuite un vaste réseau routier et ses ouvrages d’art. Ils décidèrent même d’appuyer ce projet qui promettait de fructueuses perspectives d’emploi de leurs talents et favorisait une circulation des biens et des personnes qui est aussi celle des connaissances. Pour Gwido, cela représentait un soutien de première importance : l’architecture civile evriander était déjà l’une des plus réputées du monde, notamment par son emploi de la lumière, des ornements extérieurs, des ouvertures ; des édifices comme le palais ducal, l’université ducale ou le marché central d’Evriand City servaient de modèles copiés dans le monde entier. 

Hélas, l’audience par devant la Guilde tourna au désastre. Gwido avait pourtant plaidé sa cause avec ferveur. Il avait à plusieurs reprises démontré avec force chiffres et beaux raisonnements l’avantage à long terme qu’il y aurait à bénéficier d’un réseau routier en bon état et protégé des rapines seigneuriales. Les marchands préférèrent y voir un gouffre financier à la rentabilité plus qu’incertaine tout en se méfiant de la fougue de ce jeune et peu connu hobbit. Gwido s’échina vainement contre un mur de visages fermés aux lèvres pincées émergeant de grandes robes chaudes et confortables, il faisait assez froid ce jour-là.

Un seul parmi ces marchands ne pas partageait pas leur réticences : le jeune Han Dommerl qui venait d’hériter de la maison Dommerl, l’une des plus anciennes et des plus riches d’Evriand-Ville. Han en dirigeait auparavant  le bureau chargé du commerce des chevaux et bovins, où il se heurtait depuis plusieurs années aux mêmes difficultés d’approvisionnement rencontrées par Gwido en Ithylian et Crygellan, où sont les meilleurs élevages. Contrairement aux vieux croûtons pusillanimes qui l’entouraient dans la salle conventuelle de la Guilde, Han avait d’autant plus apprécié l’impatience du jeune et pétulant hobbit qu’elle rejoignait la sienne ; lui aussi refusait d’en prendre son parti et de passer ses plus belles années à attendre que les choses se tassent et passent. Il décida de soutenir l’audacieux et d’engager seul la vieille maison Dommerl aux côtés de la neuve maison Carragi, passant outre les nombreuses réticences familiales et les conseils de prudence. En pesant de tout son poids financier, il parvint dans les premiers jours de Gemini 4727 à réunir à Evriand les crédits nécessaires à la mise en oeuvre du projet de Gwido, divisant sa garantie en plusieurs emprunts contractés à Portown, Corontown, Isablis et Zevjapuhr.

Deux mois plus tard les premiers chantiers apparaissaient et en moins de deux ans l’Evriand était doté d’un réseau routier rénové, à grand gabarit, qui faisait l’admiration générale. Ainsi que l’avait prédit l’Université Ducale, ces chantiers permirent la formation d’une ingénierie et d’une main d’oeuvre spécialisées qui allaient dès les années suivantes démontrer leur efficacité professionnelle sur les routes d’Ithylian, de Wejlar, ou de Marn. Pendant ce temps, les convois Carragi & Dommerl et eux seuls circulaient sans encombre, tirés par de puissants avenins, avec les remerciements des potentats locaux. Han et Gwido obtinrent de facto un quasi-monopole du trafic avec les riches marchés agricoles du Crygellan et d’Ithylian et remboursèrent rubis sur l’ongle et même par anticipation leurs créanciers.
L’année suivante,  toutes les autres maisons evrianders se rendirent à l’évidence ; elles reconnurent leur erreur et demandèrent à s’associer. Mais Han Dommerl hésitait à partager le fruit d’un investissement dont il avait consenti les principaux risques ; il avait en effet engagé tous les avoirs et tout le crédit des Dommerl de sorte qu’en cas de fiasco c’eût été la faillite pour sa maison et une honte indélébile pour lui-même. En contrepartie, il détenait les sept dixièmes de l’affaire dont Gwido demeurait le directeur. Mais Gwido lui représenta ce qui allait faire la fortune de la branche internationale de la guide de commerce centrale d’Evriand : l’optimisation de l’affrètement.

Ignorer l’état des routes et de leur environnement impliquait un risque souvent prohibitif : on n’envoie pas huit chariots chargés de marchandises si on risque de les perdre ou de les embourber. La méfiance et la réticence envers l’exportation prévalaient donc chez les marchands ainsi que Gwido en avait fait l’expérience lors de son audition par la Guilde Centrale. Cependant, le système Carragi d’entretien et de sécurisation des routes allait faire disparaître cette méfiance, ouvrant des débouchés dans l’intérêt de tous : on allait en effet produire davantage puisqu’on pouvait transporter davantage et réciproquement. Mais pour en tirer profit, encore fallait-il posséder la « flotte » de moyens de transport nécessaires et son encadrement. A court terme, la seule entreprise Carragi & Dommerl n’y suffirait pas sauf à consentir à nouveau d’importants investissements afin de s’établir en monopole commercial ; or pareille visée entraînerait forcément un conflit avec les autres maisons de commerce et le risque qu’elles en appellent au duc Seren, que ce dernier se réveille et qu’il tranche en leur faveur. Associer dès maintenant ces autres maisons éviterait avantageusement de courir de tels dangers tout en permettant de conserver le contrôle de la situation. Mieux encore, la réunion de l’ensemble des demandeurs et fournisseurs de transport offrait la possibilité de centraliser l’affrètement, c’est à dire l’allocation de marchandises à un transport plutôt qu’un autre. Tel commerçant ou même particulier ne serait plus obligé de louer tout un chariot avec son équipage pour acheminer un colis de vingt kilos ou d’attendre que le transporteur ait complété sa cargaison à moins d’oser tenter de l’acheminer par ses propres moyens avec les périls et les inconnues que cela entraîne. Il lui suffirait de remettre son fret à la guilde qui assurerait le transport au plus vite et au moins coûteux en optimisant la charge des chariots. De cette façon, on aurait tout à la fois des chariots toujours pleins, des clients toujours plus nombreux, des prix moins chers et des profits plus élevés.

Devant l’insistance de son associé, appuyé par un chancelier Norhome soucieux d’éviter l’émergence de tensions entre vecteurs de prospérité du grand-duché, Han Dommerl céda. En acceptant les autres marchands, il créait la future guilde de commerce internationale, qui sera acceptée dans toutes les nations de l’ouest et jusqu’à Zevjapuhr. En effet, Carragi & Dommerl devinrent concrètement cette guilde. Leur maison de commerce servit initialement de lieu d’installation et de mise en œuvre d’une association des transporteurs marchands evrianders dont ils conservaient les rênes, avant de prendre en 4755 le nom de guilde de commerce international, organisée sur le modèle de la Centrale d’Evriand.

Le succès fut foudroyant car la grande chance de l’I.T.G. naissante fut de coïncider avec les règnes des empereurs Naëmbolt Namrodd Ier et Irwin VII qui partageaient un même intérêt envers l’expansion et la prospérité économique. L’I.T.G. fut donc adoptée en Empire puis en Avros, Farxel et jusque dans l’ouest du Tangut, faisant de la Bourse d’Evriand l’un des principaux centres économiques du monde. La guilde définit à cette époque le concept de caravanes, de grand’route, de relais et de caravanserai modernes puis, après ses conférences, de taxation pour le compte des Etats et de système bancaire et de change universel.

Un marché à la halle d’Evriand

Gwido Carragi, hobbit râblé et pugnace, et Han Dommerl, grand blond mince et raffiné, quittèrent ce monde respectivement en 4845 et 4778 après avoir vu leurs idée et entreprise devenir un triomphe à l’échelle mondiale.
On disait alors du premier qu’il était le plus riche hobbit de Derenworld. Il coiffait sa calvitie d’un célèbre bonnet rouge où étincelaient diamants et rubis enchâssés dans du fil d’or. Il présida jusqu’à son dernier jour sa maison de commerce puis l’I.T.G. dont il fut le premier directeur et le premier ambassadeur. Il lui adossa la Compagnie Sarenlys qui conserva pendant des années un quasi-monopole de fait sur les contrats d’assurance du fret de l’I.T.G. Sur la fin de sa vie il se rendait fréquemment à Zevjapuhr pour y travailler à l’extension du système et de garanties de l’I.T.G. au domaine naval que ses successeurs allaient mettre en place. S’il demeura toujours à la fois confiant, fidèle et en bons termes avec son associé, leurs différences de tempérament et de pensées firent qu’ils restèrent des partenaires sans devenir des amis. 

Han Dommerl se contenta du rôle d’associé qu’on enrichit et de conseiller fort écouté de la cour du nouveau grand-duc Iarmon II d’Evriand, se muant graduellement en sage de l’économie jusqu’à devenir professeur à la Ducale. Il rédigea dans ses dernières années des ouvrages qui font depuis autorité. Il investit une importante part de sa fabuleuse fortune dans l’édification de la splendide Halle d’Evriand et de la nouvelle Guilde Centrale, véritable palais destiné aux marchands, qui fut malheureusement incendié à l’époque des Lich-Kings. Il fit don de sommes considérables à l’université Ducale qu’il gratifia également de parts de l’I.T.G. Il devint enfin et surtout le premier doctrinaire de cette I.T.G. qu’il avait lui-même créé. Il fut ainsi le premier à se préoccuper du risque inflationniste causé par l’accroissement de l’activité commerciale dans le monde et fit inscrire dans la charte de l’I.T.G. la charge de contenir ce danger. Il lui en donna les moyens en lui léguant le fonds Dommerl, c’est à dire la quasi-totalité de sa fortune personnelle, fonds qui existe toujours et a pour but de raréfier la circulation de monnaie et le crédit notamment en achetant de l’or. L’or-Dommerl, surnommé « l’or dormant »,  est aujourd’hui considéré comme le plus important stock mondial bien qu’on suppose aussi qu’il n’est pas entreposé en ce monde.
Ayant été le co-fondateur de l’I.T.G., Han Dommerl se savait forcément légitime à devenir aussi son premier critique et il n’hésita pas. Il expliqua, enseigna et écrivit que l’accroissement du commerce n’était par lui-même ni une fin ni une bénédiction. Si l’I.T.G. fournit à telle contrée des denrées qu’elle n’aurait pu se procurer autrement qu’à prix exorbitants, si la route et son commerce suscitent de l’embauche, des métiers, des activités qui n’auraient pas existé sans elle, si l’enrichissement qu’elle apporte ainsi bénéficie au plus grand nombre, alors et alors seulement elle aura justifié sa raison d’être. Mais si elle aboutit à créer de toutes pièces une concurrence destructrice, si elle ne sert qu’aux profits de quelques-uns tout en renchérissant les prix payés par tous les autres, si elle ne s’affranchit des jougs seigneuriaux que pour mieux assujettir sous celui des marchands, alors elle aura échoué à justifier sa raison d’être. « Comme la richesse matérielle qu’elle suscite, l’I.T.G. n’est qu’un moyen », écrivait Dommerl dans son « Mémoire à l’intention du bon personnel de nostre guilde » qu’il achève en 4769. « Ce n’est pas de leur existence mais de leur emploi dont nous sommes comptables envers notre prochain mais d’abord envers nous-mêmes, chacun d’entre nous ».     

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1 — Il semble cependant que Gwido se soit inspiré de la politique de l’empereur Coron IV aux fins d’aménagement de la navigation fluviale sur l’Ennros et la haute Undine deux siècles plus tôt. En Scorpio 4504, Coron IV promulgua une loi édictant qu’en échange de l’équipement des rives en quais, chemins de halage, écluses et autres infrastructures aux frais de l’Etat ou de la Couronne, les villes, seigneurs et propriétaires locaux céderaient à l’Etat leurs droits sur la circulation fluviale et lui consentiraient celui d’autoriser ou non l’édification de ponts ou de tout obstacle au libre cours du fleuve. Coron IV sous-traitera ensuite la réalisation de ces équipements à la société des Yando Rivermen, qui avaient remarquablement aménagé la Yandoah en Farxel avec l’aide d’ingénieurs thûzz.   ↑

2 — La Guilde Centrale des Marchands d’Evriand, souvent abrégée en Centrale d’Evriand, était est est toujours l’une des guildes de commerce des mieux organisées et des plus puissantes au monde. Elle est composée de quatre chambres :
– la grand-chambre délibérative réunit les représentants de toutes les guildes de marchands du grand-duché et traite les questions d’importance nationale et globale notamment face aux autres pouvoirs du pays ;
– la chambre des marchands d’Evriand-Ville, qui correspond à la guilde de la capitale et traites les affaires la concernant telles mettre en rapport l’offre et la demande, faciliter des opportunités commerciales, enregistrer ou supprimer les commerces et les licences locales etc… ;
– la chambre contentieuse qui rend la justice commerciale ;
– la quart-chambre, qui traite toutes affaires non contentieuses : conserver trace des prix des marchés et ainsi des cours des denrées (fonction qui est appelée Bourse mais cette appellation s’applique souvent par métonymie à toute la quart-chambre), tenir et certifier les opérations et comptes, archiver les contrats, réescompter les créances.  ↑

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