Ethnies humaines du Tangut

18 avril 2020 par Kazz → Atlas, Société

Les renseignements fournis ici complètent la page sur les barbares, où figurent notamment les descriptions des Uirs et Berviks, et celle sur les Maztiis. 

Altaniens

Souvent grands individus, cheveux noirs, peau bronzée. Le bronzage est obligatoire : ne pas être bronzé est signe de malheur ou maladie.
Portent tous types de vêtements mais préfèrent souvent la nudité partielle chez les hommes. L’aménagement de la pilosité varie selon les clans et sert avec les tatouages de marqueur identitaire. Peu d’intérêt pour les bijoux chez les hommes. 
Education rude, comprenant un apprentissage de la survie en tout terrain la montagne, plaine, marécage, aquatique. Chacun doit connaître la chasse et/ou la pêche. Un homme doit faire ses preuves en dextérité ou en force. Rites de passage à l’âge adulte. Incinération des défunts.
Structure clanique très importante, autant sinon plus que la famille. Egalitarisme entre les sexes et très fort respect des aînés : ils sont automatiquement juges, et toujours consultés pour les décisions collectives.
Détestation et crainte de la magie. Présence forte du trithéisme ou de son influence.

Draconiques

Humains héritiers de sang de dragon, issus de croisements pratiqués par des dragons polymorphés (demi-dragons). Les dragons imaginèrent ces croisements afin d’engendrer des intermédiaires facilitant la compréhension entre les dragons et les autres races dont ils se trouvaient tant morphologiquement qu’intellectuellement trop éloignés. Bien que particulièrement répandue en Tangut cette pratique ne suffit toutefois pas à produire un nombre suffisant d’invidus pour atteindre les objectifs espérés par les dragons. Elle disparut au cours du Dragonlore. Les draconiques décrurent naturellement par la suite en se mélangeant aux humains. Toutefois l’idée fut plus tard reprise par certains dragons maléfiques, notamment dans le centre du Tangut, afin de créer une race servant à imposer leur règle politique ou sociale.

Ghinoréens

Population d’apparence extrêmement variable, due aux innombrables mélanges provenant d’immigrations très anciennes. Le ghinoréen « originel » n’existe plus. Il aurait été fait de grands guerriers musculeux vêtus de fourrure au nord, de tissus au sud, formant un peuple de pêcheurs ou de chasseurs-cueilleurs vivant dans des tentes ou des huttes. Les ghinoréens ont très tôt eu conscience de la nécessité de former des guerriers et non seulement de chasseurs face aux dangers du monde, y compris monstres. Leurs relations avec les dragons sont très mal connues et semblent avoir varié considérablement d’un lieu à l’autre. 
Les recherches archéologiques du White Keep ont montré que les ghinoréens du centre et de l’est connaissaient le bronze, l’étain et le fer, pratiquaient l’agriculture (orge, millet, pois, lentilles, choux) et l’élevage (volailles, porcins) et même la bière. Certaines tribus avaient développé une écriture runique, d’autres commerçaient avec les maztiis en important notamment du vin et du verre. Le clergé de Silvanus était principal mais on trouve également trace de ceux d’Uller, Frigga, Pan, Tezcatlipoca, Freyya. 
Les ghinoréens incorporaient une importante population de draconiques. 

Färz

Peuple très tôt sédentarisé et agricole. Taille variable, complexion claire, roux fréquents. Vêtements en tissu qui se divisent en utilitaires et en costumes de fête soigneusement tissés qui se transmettent d’une génération à l’autre. Cheveux coupés mais barbes et moustaches fréquentes chez les hommes. Coiffures complexes chez les femmes qui ont très souvent un couvre chef, voire une coiffe. 
Le färz typique est plutôt matérialiste, déductif, circonspect et relativement peu religieux ; il nourrit une méfiance traditionnelle envers les elfes et une inclinaison culturelle envers les gnomes. Il est un peu hâbleur, beau parleur : l’éloquence est un art apprécié.
La société inclut une division très nette entre paysans, guerriers, savants. Forte structure clanique et même micro-clanique.  
Les fârz ont toujours radicalement rejeté  l’esclavage et l’asservissement, ce qui les différencient de tous leurs voisins. Se disent (à tort) inventeurs du vitrail.  

Tharbriens

Taille moyenne, souvent bruns ou châtains. Ennemis de la pilosité sauf les cheveux qui sont au contraire laissés longs. Très peu de différenciation vestimentaire selon le sexe. Se vêtent de peau ou de cuir et de fourrures, réprouvent le tissu comme vêtement, mais non pour d’autres usages (couvertures, sacs, décoration).
Le noyau social fondamental est la famille. Traditionnellement chasseurs et éleveurs, travailleurs du cuir. Remarquables chausseurs, de toute sorte (bottes, mocassins, chaussons). Aiment les animaux de monte et grand quadrupèdes : chevaux, ânes, buffles.
Important respect des anciens mais, au contraire des altaniens, l’âge n’entraîne pas un droit automatique à la direction des affaires collectives.
Construisent des demeures en bois, pisé, terre cuite. Grande capacité d’adaptation dès l’éducation. Peuples généralement assez ouverts, accueillants, tolérants, avec une inclinaison pour la musique et la danse. Parmi les religions développées : Nephtys, Frigga, Uller, Hadès, Silvanus, Pan.

Zahires tangutians

Peau mate, brune, cheveux noirs, taille moyenne à petite. Tous vêtements, souvent amples, souvent travaillés pour évacuer la chaleur ou s’en protéger au mieux. Femmes et hommes apprécient les bijoux, broderies, décorations, les couleurs vives, le maquillage. Très attentifs à l’hygiène corporelle. La plupart se rasent ; souvent les femmes s’épilent.
Privilégient la finesse et la rapidité à la musculature et la force. Adeptes de la gymnastique. Placent haut la finesse d’esprit et la magie. Pratiquent parfois la circoncision. Tiennent le tatouage pour une marque d’infériorité.
Société organisée en castes ; admet parfaitement l’homosexualité, ce qui est une rareté par rapport à leurs voisins. Cuisine raffinée, basée sur les légumes et céréales, les épices et les mélanges de saveurs. 
Les zahires de Tangut ont en général rompu avec le trithéisme pour adopter la théologie classique. Certains, notamment en Viridistan, infériorisent la femme.

Laisser un commentaire